Barcelone, c’est ici

par racheldeville

Ces dessins exécutés directement au feutre noir datent de l’an 2000, année-début-de siècle-millénaire ou je suis arrivée à Barcelone. Je voulais les peindre à l’aquarelle, je ne l’ai pas fait (juste pour quelques uns et très brièvement) comme tellement de choses que je n’ai pas faites à Barcelone ou ailleurs. C’est aujourd’hui lorsque je repars pour la France que je décide de les publier, comme pour fermer une boucle. J’ai toujours besoin de faire des petits rituels, comme dans les tribus les plus primitives, c’est aujourd’hui qu’ils prennent pour moi toute leur importance: dessins imparfaits, tordus, mais directs, pris sur le moment comme la vie que j’ai vécue ici. Rien ne fût comme je l’imaginais, c’est ce que m’a appris l’Espagne, mon pays d’adoption. Je ne savais pas que je venais voir dans un miroir, que les murs de Barcelone étaient polis au point d’y voir mon propre visage. Tout est toujours différent de ce que l’on imagine, et j’ai rencontré ici tellement de gens comme moi, échoués sur cette terre qu’ils avaient imprégnée de leurs espoirs, tout comme moi, j’en ai rencontré d’autres aussi, différents de moi. C’est ici que je me suis faite, c’est ici que je suis re-née, dans la houle et le ressac.
Voila pourquoi cette série de vieux croquis commence par un « autoportrait sans visage » se dessinant infiniment…

 

 

 

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